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L'Avifaune
Pyrénéenne
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Dans
notre vallée, on peut dire qu'il y a un bon achalandage d'oiseaux,
qu'ils soient migrateurs ou nicheurs.
Les
migrateurs : Ce sont les oiseaux qui ont des difficultés
d'adaptation à l'hiver et migrent vers des régions plus clémentes,
où le climat et la nourriture plus abondante conviennent mieux à
leurs besoins. Ils abandonnent les Pyrénées pour hiverner dans des
zones tropicales. Ce que font le circaète Jean-Leblanc qui
est présent à Ossoue, le milan noir qui passe quelques temps
en bas du Pays Toy, le loriot… Cependant d'autres oiseaux
migrent localement et ce phénomène peut très bien ne pas concerner
toute la population de l'espèce, tels les pipits spioncelles,
les roitelets et d'autres. Ensuite il y a bien sûr les Pyrénées
comme lieu de survol ou de passage. Notre chaîne est le lieu aérien
que prennent plusieurs oiseaux pour se rendre des quartiers nord
d'été vers ceux au sud pour l'hiver, notamment la palombe
avec sa chasse tant discutée entre les chasseurs d'un côté
et les associations de protection des animaux (LPO)de l'autre.
Les
nicheurs : A l'inverse ils sont sédentarisés puisqu'ils
réussissent à s'acclimater à la rudesse de l'hiver. Il y en a même
qui ne peuvent pas vivre au-dessus d'une certaine température, ainsi
en montagne on les retrouve à une altitude minimale et pas en dessous
car trop de chaleur leur serait fatale. Je vais citer quelques-uns
des représentatifs de l'avifaune pyrénéenne ; le Lagopède,
le Grand Tétra,
Le Vautour Fauve
et le Gypaète
Barbu.
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Le
Lagopède, relique des âges glaciaires change d'altitude
en hiver pour descendre jusqu'en lisière de forêt. Ne volant
que très peu, il se déplace majoritairement en marchant à
travers lmes rochers et très bien sur la neige pour fuir.
Son plumage blanc d'hiver et gris l'été le rendent difficile
d'observation. On le retrouve sur les parties les plus hautes
de la chaîne Pyrénéenne. |
| Le
Grand Tétra, vit en sapinière puisqu'il s'en nourrit
exclusivement en hiver. Très sensible au dérangement, plusieurs
zones de chant ont été déplacées à cause du trop grand nombre
d'affût et de faiseur de coche. Dès que le printemps est installé,
le mâle entame sa grande parade qui le fait chanter à des
places bien précises. Plusieurs par aire de chant, la où les
poules n'ont plus qu'à choisir leur favori. Une fois accouplés
les poules retournent seules couver leurs œufs et les mâles
vaquent à de nouvelles occupations. |
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Le
Vautour Fauve, charognard, il vole et plane toute
la journée à la recherche de cadavres d'animaux. Il vit en
colonie et se déplace en grand nombre. Absent de notre vallée
depuis plusieurs années en tant que nicheur, il y est revenu
depuis peu de temps dans les falaises exposées sud. Il n'est
capable d'élever qu'un seul jeune par couvée qui naît en mars,
avril après 2 mois d'incubation. |
| Le
Gypaète Barbu,
c'est le plus grand rapace nécrophage de France (2,70 m d'envergure).
Son corps a une teinture rouille plus ou moins foncée, les
ailes et la queue très sombre et une tête très reconnaissable.
Claire et ornée d'une double barbiche, sa tête fait apparaître
des yeux jaunes encerclés de rouge. Son régime alimentaire
particulier lui vaut l'exclusivité, il n'a aucun concurrent.
Il se nourrit de débris d'os et de ligaments qu'il trouve
sur des cadavres déjà bien entamés. Sa rareté est due à la
chasse jusqu'au début du XXe siècle, mais aussi par la difficulté
de pérenniser l'espèce. Il est dit qu'une couvée sur trois
réussit à donner un seul et unique petit. |
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